Les documents copto-arabes dans les archives chrétiennes d’Éthiopie : de rares témoins de l’autorité épiscopale (XIVe-XVe s.)

L’Église chrétienne orthodoxe d’Éthiopie était statutairement un évêché copte. Du ive au milieu du xxe siècle, elle reçut son évêque métropolite du siège patriarcal d’Alexandrie. Trois documents copto-arabes, émis entre 1375 et 1424 par des évêques égyptiens en Éthiopie, permettent de mieux comprend...

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Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/afriques,
Yazar: Wion, Anaïs
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Afriques 2018
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L’Église chrétienne orthodoxe d’Éthiopie était statutairement un évêché copte. Du ive au milieu du xxe siècle, elle reçut son évêque métropolite du siège patriarcal d’Alexandrie. Trois documents copto-arabes, émis entre 1375 et 1424 par des évêques égyptiens en Éthiopie, permettent de mieux comprendre les enjeux de pouvoir qui se nouent entre l’épiscopat copte, le pouvoir politique éthiopien et les réseaux monastiques puissants de l’Église orthodoxe éthiopienne. L’abuna Salāmā, le « Traducteur », a-t-il comploté avec les moines de Ḥayq Esṭifānos pour placer Dāwit sur le trône ? Pourquoi son successeur, le métropolite Bartalomēwos, d’abord fidèle allié du trône, est-il placé sous surveillance étroite, puis écarté et emprisonné ? Fut-il « remplacé » par un évêque égyptien ayant son siège dans le delta du Nil et réfugié en Éthiopie ? Dans le contexte de rapport de pouvoir qui s’inverse entre l’Église copte et l’Église d’Éthiopie, comment en arriva-t-on, sous le règne de Zar’ā Yā‘eqob, à l’envoi de deux métropolites qui entérinèrent toutes les décisions royales, même les moins orthodoxes ? Si l’étude de ces documents soulève et parfois répond à ces questions, elle propose aussi de jeter un nouveau regard sur les pratiques scripturaires administratives.