Écrire l’histoire de l’Afrique avec les sources orales

Mamadou Diawara, anthropologue et historien, a utilisé l’enquête orale tout au long de sa carrière. Au cours de cet entretien, Florence Descamps et Véronique Ginouvès, membres de l’AFAS, l’interrogent sur cet usage. En retraçant son parcours intellectuel, il partage avec elles ses pratiques de colle...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/afas,
Κύριοι συγγραφείς: Diawara, Mamadou, Descamps, Florence, Ginouvès, Véronique
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: Bulletin de l’AFAS 2026
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Mamadou Diawara, anthropologue et historien, a utilisé l’enquête orale tout au long de sa carrière. Au cours de cet entretien, Florence Descamps et Véronique Ginouvès, membres de l’AFAS, l’interrogent sur cet usage. En retraçant son parcours intellectuel, il partage avec elles ses pratiques de collecte des traditions orales dans son Mali natal, à partir desquelles il a développé une réflexion critique sur la production du savoir, sur le pouvoir de la parole et du silence, ainsi que sur les bouleversements causés par la colonisation, la modernité et la mondialisation sur les sociétés africaines. En croisant les récits oraux des acteurs avec des textes arabes anciens, des chroniques, des généalogies ou des objets archéologiques, il restitue une histoire à la « chair » sociale dense. Il utilise tour à tour les « boîtes à outils » des diverses disciplines des sciences sociales comme l’histoire, l’anthropologie ou l’analyse des médias pour démontrer que les traditions orales sont des processus vivants, « recyclés » dans l’espace global. Il nous invite à une déconstruction vigilante des concepts académiques occidentaux (« source orale », « archive », « auteur ») pour leur substituer une approche plus fidèle à la complexité et à l’épaisseur sociale des sociétés africaines, tout en alertant sur les risques d’appropriation économique de ce patrimoine par l’Occident.