Le corps dégénéré : des textes scientifiques à la littérature française du xixe siècle
En 1766, Buffon tente de rendre compte des variations dans l’espèce humaine par un phénomène qu’il nomme dégénération. Repris par les naturalistes, étendu à l’ensemble du vivant, puis introduit dans la littérature, le concept séduit par sa puissance et par ses potentialités imaginaires. De Nodier au...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/aes, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Arts et Savoirs
2016
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En 1766, Buffon tente de rendre compte des variations dans l’espèce humaine par un phénomène qu’il nomme dégénération. Repris par les naturalistes, étendu à l’ensemble du vivant, puis introduit dans la littérature, le concept séduit par sa puissance et par ses potentialités imaginaires. De Nodier aux romans d’anticipation de la fin du xixe siècle, le corps humain se dégrade pour rejoindre les espèces considérées comme inférieures ou au contraire se perfectionne pour se libérer des lois de la physique terrestre. Avec la réutilisation et l’élargissement de la notion par le médecin Morel dans son Traité des dégénérescences physiques, intellectuelles et morales et des causes qui produisent ces variétés maladives, paru en 1857, le terme devient une notion importante de la psychiatrie et se charge d’une connotation morale. De l’espèce à l’individu, du physique au psychique, le terme renvoie à de multiples réflexions dont nous souhaitons évaluer les enjeux. |
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