Mouler le vivant et le non-vivant 

Au xixe siècle, le Muséum d’histoire naturelle de Paris fait des moulages en plâtre un outil central de la recherche scientifique, censé garantir une reproduction « objective » des spécimens. Cet article propose un premier état des lieux de son atelier de moulage, en se concentrant sur la figure de...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:URI:https://journals.openedition.org/aes,
Prif Awdur: Piccioni, Lucia
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: Arts et Savoirs 2026
Pynciau:
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Au xixe siècle, le Muséum d’histoire naturelle de Paris fait des moulages en plâtre un outil central de la recherche scientifique, censé garantir une reproduction « objective » des spécimens. Cet article propose un premier état des lieux de son atelier de moulage, en se concentrant sur la figure de Jean-Benjamin Stahl (1817-1893), maître mouleur à partir de 1856. À travers l’analyse de ses pratiques et de ses collaborations avec les naturalistes du Muséum parisien, cet article interroge les notions d’objectivité et « d’après nature » invoquées pour décrire ces artefacts. Il met en lumière comment les moulages, notamment anthropologiques, ont servi à la fois la diffusion des savoirs et la construction de catégories raciales, soulevant aujourd’hui des enjeux éthiques majeurs.