Bergson überbiologiste

L’objet de cet article est de montrer que L’Évolution créatrice (1907), œuvre du philosophe Henri Bergson, fut non seulement un texte de philosophie mais aussi une contribution positive à la biologie théorique. Bergson se proposa de dépasser les concepts et méthodes de la biologie en vue d’améliorer...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/aes,
第一著者: Hoquet, Thierry
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Arts et Savoirs 2024
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オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:L’objet de cet article est de montrer que L’Évolution créatrice (1907), œuvre du philosophe Henri Bergson, fut non seulement un texte de philosophie mais aussi une contribution positive à la biologie théorique. Bergson se proposa de dépasser les concepts et méthodes de la biologie en vue d’améliorer la biologie elle-même : c’est cela que nous appelons une attitude « überbiologiste », manière d’être plus « biologiste » que les biologistes eux-mêmes, ou de faire une biologie meilleure par des moyens que la biologie ignore. Plus qu’une œuvre de métaphysique, voire de philosophie des sciences, Bergson proposa une œuvre de philosophie dans les sciences : visant à résoudre un problème scientifique, et proposant de nouveaux concepts (celui de « gerbe de l’évolution » ou « élan vital ») destinés à être testés empiriquement et utilisés par les scientifiques. En France notamment, un grand nombre de penseurs évolutionnistes (traditionnellement rattachés à la tradition « néo-lamarckienne ») ont pris les suggestions de Bergson au sérieux et les ont utilisées, notamment dans une visée polémique relativement à la théorie synthétique de l’évolution.