L’érudition imaginaire
Discréditée par le discours critique et théorique, l’érudition est présente dans un grand nombre d’œuvres de fiction ou de récits. Elle peut être l’objet d’une critique acerbe exercée à l’encontre d’un savant fou, dupe ou excentrique (Queneau, Nabokov, Canetti). Elle s’oppose souvent à l’exercice de...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/aes, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Arts et Savoirs
2015
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Discréditée par le discours critique et théorique, l’érudition est présente dans un grand nombre d’œuvres de fiction ou de récits. Elle peut être l’objet d’une critique acerbe exercée à l’encontre d’un savant fou, dupe ou excentrique (Queneau, Nabokov, Canetti). Elle s’oppose souvent à l’exercice de l’imagination et à l’intelligence spéculative. Mais l’érudition imaginaire peut aussi donner lieu à dispositifs érudits mis en place dans le texte du roman : appareil de notes, listes, enquête philologique, discours savants... migrent dans la fiction. Expression d’un savoir savant, souvent désuet, l’érudition est bordée par la folie et la mélancolie. Dans l’œuvre de Borges ou de Sebald, comme dans celle de Quignard ou de Pierre Michon, l’érudition traduit ainsi une inquiétude envers les pouvoirs de la littérature et envers son rapport au savoir et à la mémoire. |
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