« La preuve par le pied » : Balzac, Gautier, Flaubert
Au-delà de sa dimension érotique évidente, le pied (sa trace, son empreinte) constitue un moyen, pour les personnages-lecteurs comme pour les écrivains, d’assouvir une forme de manie herméneutique. Dans les fictions du xixe siècle, profondément influencées par le modèle paléontologique de Cuvier, le...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/aes, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Arts et Savoirs
2019
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Au-delà de sa dimension érotique évidente, le pied (sa trace, son empreinte) constitue un moyen, pour les personnages-lecteurs comme pour les écrivains, d’assouvir une forme de manie herméneutique. Dans les fictions du xixe siècle, profondément influencées par le modèle paléontologique de Cuvier, le pied est à la fois pensé et représenté comme un signe à déchiffrer. Dans le sillage du paradigme indiciaire (Ginzburg), une étude du motif du pied dans Sarrasine (Balzac) permet d’initier une réflexion sur l’esprit et la lettre des textes – en particulier dans les récits archéologiques de Gautier (Le pied de momie, Une nuit de Cléopâtre) et de Flaubert (Salammbô), qui sont justement préoccupés par la question de la restauration du passé. |
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