Voir Neptune au bout de sa plume

En 1846, Urbain Le Verrier découvre grâce à la seule méthode algébrique, la planète Neptune qu’il ne prendra même pas la peine d’aller contempler empiriquement. Cette date constitue un point de bascule dans l’histoire de l’astronomie : désormais, un nouveau savoir voir marque la modernité de la scie...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/aes,
Autor principal: Ringuedé, Yohann
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Arts et Savoirs 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:En 1846, Urbain Le Verrier découvre grâce à la seule méthode algébrique, la planète Neptune qu’il ne prendra même pas la peine d’aller contempler empiriquement. Cette date constitue un point de bascule dans l’histoire de l’astronomie : désormais, un nouveau savoir voir marque la modernité de la science des astres, qui repose exclusivement sur le nombre. Lorsque Flammarion, plus de trente ans plus tard, relate cette anecdote, il explicite dans un premier temps cette révolution paradigmatique. Cependant, l’astronome vulgarisateur, ardent défenseur d’une astronomie sensible et ouverte à l’imagination, ne peut pas se contenter d’entériner un tel changement. Le texte de vulgarisation met alors au profit de la science des outils littéraires en vue d’inventer un nouveau savoir voir, qui prolonge effectivement, sur la base du calcul algébrique, le nombre par l’observation et par l’outil spéculatif de l’imagination.