L’émergence du standard minimum de traitement des étrangers en droit international

Durant la fin du xixe et le début du xxe siècles, le standard minimum de traitement des investisseurs étrangers peut se lire dans les œuvres des juristes positivistes comme une norme de civilisation, c’est-à-dire un dispositif civilisationnel qu’il faut coûte-que-coûte imposer dans les relations com...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/add,
Yazar: Dorce, Milcar Jeff
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Les Annales de droit 2020
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Durant la fin du xixe et le début du xxe siècles, le standard minimum de traitement des investisseurs étrangers peut se lire dans les œuvres des juristes positivistes comme une norme de civilisation, c’est-à-dire un dispositif civilisationnel qu’il faut coûte-que-coûte imposer dans les relations commerciales internationales. D’origine occidentale et judéo-chrétienne, l’impératif de civilisation qui fonde la définition du standard minimum de traitement postule une protection juridique eurocentrée rejetant les pratiques normatives non occidentales (considérées comme non civilisées). Par ainsi, s’est opérée une nouvelle forme d'intrusion coloniale qui a permis aux États occidentaux de raffermir leur hégémonie sur la scène internationale. Les perspectives tiers-mondistes (l’hostilité latino-américaine d’origine Calvo, en particulier) ont proposé une autre logique de protection des étrangers pour contrecarrer la dynamique occidentale, mais elle ne deviendra pas hégémonique.