Les apports mutuels du Cours d’Action et de la Cognition Distribuée à la compréhension des interactions inter‑espèces : le cas d’une relation singulière écuyer‑sauteur

Cet article vise à tester la fécondité d’un rapprochement entre deux programmes de recherche, le Cours d’Action (PRCA) et la Cognition Distribuée (PRCD) pour étudier les interactions homme-animal. Ce développement du PRCA en direction d’un « PRCA augmenté » vise à susciter de nouvelles questions de...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/activites,
Auteurs principaux: Leblanc, Marine, Huet, Benoît, Saury, Jacques
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: Activités 2024
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article vise à tester la fécondité d’un rapprochement entre deux programmes de recherche, le Cours d’Action (PRCA) et la Cognition Distribuée (PRCD) pour étudier les interactions homme-animal. Ce développement du PRCA en direction d’un « PRCA augmenté » vise à susciter de nouvelles questions de recherche, liées à l’intégration des activités animales et des interactions hommes-animaux dans le domaine de l’analyse des pratiques. Cet article apporte une contribution empirique au développement de ce programme, en analysant la communication homme-cheval, notamment les interactions entre les écuyers du Cadre noir et les chevaux sauteurs. Pour étudier les interactions inter-espèces, nous utilisons plusieurs notions théoriques provenant de ces deux programmes de recherche : la pratique culturelle, l’appropriation-action mutuelle, ainsi qu’une autre notion déjà explorée dans des travaux antérieurs : l’empathie sensorimotrice. Nous soutenons que la pratique culturelle des sauts d’école, commune à l’écuyer et au cheval, constitue à la fois une condition et une résultante de l’empathie sensorimotrice qui se développe au travers d’un processus d’appropriation-action mutuelle. Cette étude confirme la pertinence d’un PRCA « augmenté » pour rendre compte des activités animales et des interactions inter-espèces, et contribue à une meilleure compréhension de ces dernières. Elle ouvre des perspectives pour de nouvelles études empiriques à mener qui mettent en évidence le développement de l’empathie sensorimotrice mutuelle au sein d’autres pratiques culturelles communes entre homme et animaux.