Les « Atlas photographiques » : un mécanisme de pensée commun à l’anthropologie et à l’histoire de l’art

La relation fondamentale des disciplines de l’anthropologie et de l’histoire de l’art avec la photographie est bien connue : leur constitution disciplinaire pendant le xixesiècle s’est appuyée sur la prétendue exactitude de la photographie et sur ses capacités descriptives. Très vite, la photographi...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/actesbranly,
1. Verfasser: Castro, Teresa
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Les actes de colloques du musée du quai Branly Jacques Chirac 2009
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:La relation fondamentale des disciplines de l’anthropologie et de l’histoire de l’art avec la photographie est bien connue : leur constitution disciplinaire pendant le xixesiècle s’est appuyée sur la prétendue exactitude de la photographie et sur ses capacités descriptives. Très vite, la photographie est devenue l’instrument d’une intelligence taxinomiste et comparative, autant dans le domaine de l’anthropologie (Bonaparte, Charnay, etc.) que de l’histoire de l’art (Morelli, Warburg, etc.). Si la production photographique de ces années a été conséquente dans le domaine de l’anthropologie, l’histoire de l’art est elle aussi l’« enfant de la photographie ». J’aimerais explorer ici quelques enjeux de cette pensée photographique à travers l’analyse d’une de ses figures : l’atlas photographique. Procédure de collecte, de classification et de mise en série commune et essentielle aux deux disciplines, l’atlas photographique constitue non seulement un dispositif ouvert et flexible, gouverné par une logique disciplinaire spécifique, mais aussi un vrai mécanisme de pensée.