La Métamorphose des pierres. Les remplois, entre rebut et souvenir
« Cette matière qui porte en elle les souvenirs du groupe et maintient la pérennité de la tradition n’est pas la matière inerte, mais la matière innervée par les pensées et les sentiments des hommes d’autrefois (Roger Bastide, « Mémoire collective et sociologie du bricolage », L’Année sociologique,...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/actesbranly, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Les actes de colloques du musée du quai Branly Jacques Chirac
2009
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | « Cette matière qui porte en elle les souvenirs du groupe et maintient la pérennité de la tradition n’est pas la matière inerte, mais la matière innervée par les pensées et les sentiments des hommes d’autrefois (Roger Bastide, « Mémoire collective et sociologie du bricolage », L’Année sociologique, 1970, p. 65-108). »On a longtemps considéré avec condescendance le remploi anarchique et a priori anodin des œuvres lapidaires. Que penser en effet de ces œuvres erratiques dont la réutilisation semble de toute évidence hasardeuse et pragmatique ? Il importe pourtant de s’interroger sur l’objet-remploi, sur les raisons qui ont conduit à cette nouvelle insertion et à ce nouveau statut. L’objet traverse de multiples existences et cristallise par là même de multiples histoires, de multiples mémoires. Au-delà, ce sont les mentalités des contemporains qu’il faut sonder et le regard qu’ils portent sur ces œuvres ; regard qui conditionne leurs utilisations, leurs réutilisations, leurs disparitions, leurs conservations…C’est en scrutant ces mécanismes complexes que l’on pourra tendre à une véritable « biographie » de ces objets. C’est justement ce que nous entendons explorer : de quelle façon l’objet-remploi se métamorphose et se charge de sens. |
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