Du champ de bataille au musée : les tribulations d’une sculpture fon
Commandée à l’artiste Akati Ekplékendo, la statue aujourd’hui exposée au musée du Louvre fut réalisée pour commémorer la mémoire du roi Glélé, représenté sous les traits du dieu de la guerre, de la forge et du fer. Lors de la conquête du Dahomey par les Français, la statue fut saisie et offerte au m...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/actesbranly, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Les actes de colloques du musée du quai Branly Jacques Chirac
2009
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Commandée à l’artiste Akati Ekplékendo, la statue aujourd’hui exposée au musée du Louvre fut réalisée pour commémorer la mémoire du roi Glélé, représenté sous les traits du dieu de la guerre, de la forge et du fer. Lors de la conquête du Dahomey par les Français, la statue fut saisie et offerte au musée d’Ethnographie du Trocadéro où elle fut exposée en tant qu’objet ethnographique. En 1931, elle fut présentée en tant qu’œuvre d’art à la galerie du théâtre Pigalle puis célébrée en 1935, à New York, à l’occasion de la première exposition d’art africain organisée dans un musée d’art moderne – elle fut photographiée, à cette occasion, par Walker Evans. Objet sacré, insigne du pouvoir des rois du Bénin puis de l’Empire colonial français, objet d’étude ethnographique, œuvre d’art, la statue dédiée au dieu Gou traversa les champs mouvants des époques, des disciplines et des imaginaires. L’histoire complexe de cet objet permet de souligner la perméabilité des disciplines et incite à multiplier les grilles de lecture dans une perspective historique. |
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