La pluralité du passé
Durant le XXe siècle, l’idée de bâtir une histoire impersonnelle a séduit plusieurs historiens. La bataille lancée, à la fin du siècle précédent, par Karl Lamprecht et François Simiand contre l’approche biographique et chronologique a été bientôt reprise par de nombreux historiens sociaux, tradition...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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L’Atelier du Centre de recherches historiques
2019
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Durant le XXe siècle, l’idée de bâtir une histoire impersonnelle a séduit plusieurs historiens. La bataille lancée, à la fin du siècle précédent, par Karl Lamprecht et François Simiand contre l’approche biographique et chronologique a été bientôt reprise par de nombreux historiens sociaux, traditionnellement plus attentifs à la dimension collective de l’expérience historique. En polémique avec le sociologue George Gurvitch, qui avait distingué, au sein d’une même société, huit genres de temporalités, Fernand Braudel a défendu l’idée selon laquelle l’histoire doit jeter sur le passé une « lumière blanche unitaire ». À l’encontre de cette vision de l’histoire, j’analyse la réflexion de certains auteurs, tel que Herder, Dilthey, Kracauer, Ricœur, qui, à partir du XVIIIe siècle ont mis en lumière la pluralité − spatiale et temporelle − du monde historique |
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