Logique générale de l’échange, stratégies de l’alliance et changement historique
Reprenant les conclusions de nombreux travaux précédents, l’article souligne comment la logique des échanges matrimoniaux s’organisent, partout en Europe occidentale, à travers les collatéraux qui reprennent ou relancent les alliances précédentes. Les schémas peuvent se complexifier en fonction des...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2018
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Reprenant les conclusions de nombreux travaux précédents, l’article souligne comment la logique des échanges matrimoniaux s’organisent, partout en Europe occidentale, à travers les collatéraux qui reprennent ou relancent les alliances précédentes. Les schémas peuvent se complexifier en fonction des situations démographiques ; le système laisse de larges possibilités de choix aux acteurs. Ces mécanismes doivent impérativement être pris en compte lors de l’étude des transactions économiques, sociales, symboliques, pour en comprendre les causes et les finalités. Les achats-ventes de terres « collent » souvent de très près aux réseaux de parenté et d’alliance. Certaines formes d’alliance ouvrent sur des possibilités stratégiques inédites. Les textes des xviie et xviiie siècles soulignent comment les « mariages par échange » (échange de sœurs), accompagnés de subrogations (adoptions) permettent de contourner aussi bien le droit de formariage que celui de mainmorte ; ils font dater l’apparition de l’échange des sœurs des xie-xiiie siècles. Les mariages entre germains de même sexe ou de sexe différent, fréquents aux xiiie-xviiie siècles, se sont imposés comme des acteurs fondamentaux des échanges. Ils disparaissent progressivement au cours du xixe siècle. |
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