Charonne : « Un événement déraisonnable qui a ses raisons »
À Paris, le 8 février 1962 a lieu un massacre d’état : au métro Charonne, 9 personnes sont victimes de la violence policière à l’occasion d’une manifestation contre le terrorisme d’extrême-droite dans les dernières semaines de la guerre d’Algérie. L’étude minutieuse qu’Alain Dewerpe a consacré en 20...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Veröffentlicht: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2017
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | À Paris, le 8 février 1962 a lieu un massacre d’état : au métro Charonne, 9 personnes sont victimes de la violence policière à l’occasion d’une manifestation contre le terrorisme d’extrême-droite dans les dernières semaines de la guerre d’Algérie. L’étude minutieuse qu’Alain Dewerpe a consacré en 2006 à l’événement montre qu’il s’agit bien d’une affaire d’état. À cette abstraction, à la notion banalisée de « violence d’état », l’observation rapprochée des pratiques lui a permis de donner un contenu concret et à faire comprendre les raisons des différents protagonistes affrontés dans le temps très bref de l’épisode : les formes de la mobilisation collective, la chaîne des responsabilités politico-administrative, les cultures et les pratiques policières, le traitement judiciaire de l’affaire, la mémoire qui la prolonge. Charonne pose ainsi une série de questions sur l’espace légitime de l’action publique et sur le fonctionnement de l’état démocratique dans la France du second xxe siècle. |
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