« La partie supérieure de l’Univers » et « la matière première » : cosmos et renovatio mundi chez Loys Le Roy et Giordano Bruno

En 1575, l’humaniste courtisan Loys Le Roy dit Regius publie à Paris le traité De la vicissitude ou variété des choses en l’univers, destiné à devenir une des histoires de la civilisation parmi les plus lues en Europe aux xvie et xviie siècles. Cet article vise à identifier le modus operandi par leq...

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/acrh,
1. Verfasser: Severini, Maria Elena
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: L’Atelier du Centre de recherches historiques 2017
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:En 1575, l’humaniste courtisan Loys Le Roy dit Regius publie à Paris le traité De la vicissitude ou variété des choses en l’univers, destiné à devenir une des histoires de la civilisation parmi les plus lues en Europe aux xvie et xviie siècles. Cet article vise à identifier le modus operandi par lequel l’humaniste utilise les sources néoplatoniciennes anciennes et modernes vers une nouvelle perspective, qui, tout en tenant compte du principe de la correspondance entre le ciel et la terre et de l’harmonie universelle, met en valeur la liberté individuelle. L’érudit de Coutance retourne à Platon à travers la médiation du néoplatonisme mêlé d’une façon syncrétiste à la conception de la substance aristotélicienne. À travers l’analyse de quelques passages du traité nous visons à montrer comment Le Roy accorde ses sources avec la notion de vicissitude qui implique la persistence de la substance universelle. Sa perspective valorise la singularité et l’individualité, qui deviennent, par rapport à tout déterminisme, un point de force extraordinaire, le pivot même de la liberté humaine, le départ de tout progrès