Le lien de caritas dans la société chrétienne médiévale et la justification du baptême des enfants en bas-âge

Au Moyen Âge, les penseurs réfèrent la société chrétienne occidentale au divin et, par conséquent, se représentent le lien social en termes de caritas, « dans le sens de l’amour spirituel, véhiculé par le Saint-Esprit et transitant par Dieu » (Anita Guerreau-Jalabert), qui irrigue toute la société....

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發表在:URI:https://journals.openedition.org/acrh,
主要作者: Neyrinck, Axelle
格式: Article ou chapitre numérique
語言:Français
出版: L’Atelier du Centre de recherches historiques 2015
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實物特徵
總結:Au Moyen Âge, les penseurs réfèrent la société chrétienne occidentale au divin et, par conséquent, se représentent le lien social en termes de caritas, « dans le sens de l’amour spirituel, véhiculé par le Saint-Esprit et transitant par Dieu » (Anita Guerreau-Jalabert), qui irrigue toute la société. Cette caritas est dispensée par les sacrements qui rythment la vie du chrétien, au premier rang desquels le baptême, rite d’entrée dans la communauté. Celui-ci, destiné, aux premiers temps de l’Église, aux catéchumènes adultes, prenait la forme d’un engagement personnel. Or, au cours du haut Moyen Âge, le baptême des petits enfants se généralise. Cependant, ce pédobaptême n’est pas sans poser problème : comment l’enfant, étymologiquement incapable de parler (in-fans), peut-il prendre un engagement et témoigner de sa foi ? Les théologiens médiévaux, à la recherche de solutions doctrinales à ce problème, élaborent une réflexion sur les martyrs non baptisés que sont les saints Innocents, petits enfants juifs dont l’Évangile de Matthieu (2, 16-18) rapporte le massacre. Tués sur ordre d’Hérode, averti par les Mages de la naissance d’un roi des juifs, Jésus, amené à lui prendre sa place, ils font l’objet d’une élaboration théologique complexe en lien avec ces problématiques baptismales, dont cet article tente de rendre compte.