Féodalité et aristocratie britannique dans l’œuvre de David Cannadine : bilan et perspectives
L’ouvrage de D. Cannadine, The Decline and Fall of the British Aristocracy (1990) constitue une étape importante dans l’évolution des études sur les élites foncières. Dernier chapitre d’un métarécit centré sur la transition entre féodalisme et capitalisme, il était destiné à conforter les enquêtes p...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2025
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | L’ouvrage de D. Cannadine, The Decline and Fall of the British Aristocracy (1990) constitue une étape importante dans l’évolution des études sur les élites foncières. Dernier chapitre d’un métarécit centré sur la transition entre féodalisme et capitalisme, il était destiné à conforter les enquêtes portées par Lawrence Stone, John Habakkuk ou Gordon Mingay. Au-delà de leurs fortes différences idéologiques, ces derniers s’accordaient sur la place de l’aristocratie comme le principal moteur d’une révolution agraire, exceptionnelle par sa précocité et son efficacité. Mais au moment où D. Cannadine publie son ouvrage, cette vision commence déjà à être battue en brèche par un nombre croissant d’historiens médiévistes et modernistes. D’une part, ces derniers substituent à une temporalité institutionnelle une approche fondée sur la longue durée et sur les rapports de force incertains au sein du cadre manorial. La notion de propriété « moderne » est notamment remise en question par la persistance des tenures coutumières et des droits collectifs. D’autre part, en valorisant des approches multiscalaires, ils ont ouvert la voie à des typologies régionales autant qu’à la possibilité de comparaisons européennes. Les notions « d’aristocratie » autant que de « féodalité » apparaissent à bien des égards problématiques. Discutée et parfois contredite, l’œuvre de D. Cannadine continue cependant d’alimenter les recherches sur les élites foncières. Par son insistance sur le cadre politique, elle conduit à une réflexion approfondie sur la nature de l’autorité seigneuriale et sur la manière dont elle s’exerce directement ou indirectement. Enfin, du point de vue de l’histoire des représentations, son usage de sources variées (enquêtes statistiques, dictionnaires, littérature agronomique, romans) a inspiré de nouvelles enquêtes sur la force d’une « idéologie » aristocratique dont les effets ont été sous-estimés. |
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