Introduction : À quoi (et à qui) servent les traîtres ?
Ce dossier entend saisir les modalités de l’accusation de trahison. Pourquoi qualifier un individu de traître, ou un acte de trahison ? Quels en sont les bénéfices ? Et à quelles conditions l’opération de disqualification peut-elle réussir ? La trahison peut intervenir à une échelle interpersonnelle...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2024
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Ce dossier entend saisir les modalités de l’accusation de trahison. Pourquoi qualifier un individu de traître, ou un acte de trahison ? Quels en sont les bénéfices ? Et à quelles conditions l’opération de disqualification peut-elle réussir ? La trahison peut intervenir à une échelle interpersonnelle, et relever de l’infraction à des normes informelles, comme elle peut relever de la qualification judiciaire. Chaque fois, l’accusation remplit une fonction : elle reconfigure les contours d’un groupe ou les modalités d’une relation sociale en sanctionnant une défection, requalifiée en péché, en crime ou en faute. De cette requalification, certains agents tirent profit. De la parole trahie à l’atteinte à la sûreté de l’État, et du XVIe au XXe siècle, ce dossier s’efforce donc de proposer une commune lecture de la trahison comme observatoire des configurations sociales et des régimes normatifs à travers le temps |
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