L’émoi des mots. Propos liminaires sur le féodal*

Durant plus d’un siècle le féodal*, fut au centre de la médiévistique et au cœur de l’interprétation des sociétés médiévales. Cette centralité s’est accompagnée de multiples émotions contrastées exprimées par les historiens à propos de ces notions et de ces vocables, plus ou moins flous, plus ou moi...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/acrh,
Hoofdauteur: Dufal, Blaise
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: L’Atelier du Centre de recherches historiques 2023
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:Durant plus d’un siècle le féodal*, fut au centre de la médiévistique et au cœur de l’interprétation des sociétés médiévales. Cette centralité s’est accompagnée de multiples émotions contrastées exprimées par les historiens à propos de ces notions et de ces vocables, plus ou moins flous, plus ou moins bien définis. Ces émotions pour le moins surprenantes qui affleurent régulièrement dans les écrits des médiévistes, analysées d’un point de vue historiographique, incitent à raconter une autre histoire du féodal*, celle des échos que ces mots font résonner. Il ne s’agit pas de trancher dans les querelles des historiens spécialistes de la question, mais plutôt de tenter d’appréhender de manière renouvelée certains de ces multiples et complexes débats scientifiques (mutation féodale, critique nominaliste, féodalisme marxiste) pour en comprendre les enjeux académiques et idéologiques. Le féodal* pose d’importantes questions épistémologiques notamment quant aux rapports des historiens avec les mots, avec leurs propres discours, et leurs prétendues théories. La quasi-disparition du féodal* constatée ces dernières décennies n’en finit pas, et il faut s’interroger tant sur les raisons de cet abandon que sur la signification de ce qui y résiste.