Sur les usages publics du secret : les archives du Service Secret Communiste Roumain
L’étude s’occupe des dossiers de l’ancienne police politique du régime communiste de Roumanie, la Securitate. Il a comme point de départ le fait que la mémoire sociale, le contexte politique et les débats publics actuels influencent la recherche historique, modifiant les perceptions sur le document...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2009
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | L’étude s’occupe des dossiers de l’ancienne police politique du régime communiste de Roumanie, la Securitate. Il a comme point de départ le fait que la mémoire sociale, le contexte politique et les débats publics actuels influencent la recherche historique, modifiant les perceptions sur le document d’archive. Ce dernier n’est plus vu seulement comme source principale de la recherche historique, devenant outil redoutable dans les disputes électorales, car, en base des informations extraites d’un dossier de la Securitate, l’on peut évincer un adversaire incommode. Se montrant utile à dénoncer la collaboration de quelqu’un sous le régime communiste, le document d’archive a acquis des mises symboliques imprévues, étant caché, protégé, volé, racheté, truqué, perdu et redécouvert à commande. Toutes ces pratiques compromettent de plus en plus les chances des historiens de reconstituer de manière crédible l’histoire récente des Roumains. On obtient difficilement l’accès aux dossiers de la Securitate, la patrimonialisation excessive des documents - en vérité leur trésorisation - étant conséquence directe du prestige idéologique et social que le secret détenait au temps communiste. |
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