Crainte et dépendance : le pouvoir sur les corps en Toulousain au xiiie siècle
Au-delà du catharisme, les dépositions contenues dans les registres inquisitoriaux du xiiie siècle recèlent d'infimes détails qui apportent une dimension corporelle et sensorielle : à travers les comportements décrits, on touche aux émotions, aux sensibilités, aux gestes qui traduisent une sort...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/acrh, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
L’Atelier du Centre de recherches historiques
2009
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Au-delà du catharisme, les dépositions contenues dans les registres inquisitoriaux du xiiie siècle recèlent d'infimes détails qui apportent une dimension corporelle et sensorielle : à travers les comportements décrits, on touche aux émotions, aux sensibilités, aux gestes qui traduisent une sorte d'obéissance voire de renoncement des corps au service du seigneur. En s'appuyant sur la peur que les hommes disent manifester à l'égard de leur seigneur et qui les aurait conduits à mentir aux inquisiteurs, et sur les manifestations de crainte à l'égard du pouvoir judiciaire de l'Inquisition, il s'agit de comprendre l'origine d'un tel pouvoir qui conduit à l'obéissance et imprime sur les corps des marqueurs de dépendance. Le recours à d'autres sources, administratives et littéraires permet d'aller au-delà du catharisme et de la pression inquisitoriale, pour mieux comprendre à quel point tous les corps sont alors en dépendance, soumis à un fort pouvoir de contrainte. |
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