Belle de Zuylen / Isabelle de Charrière et l’incrédulité. De la correspondance à la fiction

Existe-t-il une incrédulité pensable et dicible pour une femme de milieu cultivé, au siècle des Lumières ? C’est la question que soulève la correspondance, puis la fiction d’Isabelle de Charrière (1740-1805). Vers 1764, la jeune fille de l’aristocratie hollandaise fait l’expérience des difficultés e...

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Uloženo v:
Podrobná bibliografie
Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/acrh,
Hlavní autor: Vanoflen, Laurence
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: L’Atelier du Centre de recherches historiques 2009
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Existe-t-il une incrédulité pensable et dicible pour une femme de milieu cultivé, au siècle des Lumières ? C’est la question que soulève la correspondance, puis la fiction d’Isabelle de Charrière (1740-1805). Vers 1764, la jeune fille de l’aristocratie hollandaise fait l’expérience des difficultés et des limites de la liberté intellectuelle, et de l’exercice de sa raison face au puritain John Boswell, puis à son compatriote Van Pallandt. Dans ses fictions et sa correspondance ultérieures, elle prend de plus en plus de recul vis-à-vis de dogmes religieux ou de convictions dont elle n’est plus bien sûre, d’ailleurs, qu’ils influent sur les conduites. Sans pour autant réhabiliter la « femme esprit fort » dans son roman Caliste (1785), comme le l’affirme C. Cazenobe, la femme mûre s’approche de plus en plus d’un nécessitarisme à relents matérialistes, avec pour seul bémol l’affirmation du pouvoir instructif de l’expérience