RHET AI. Rhétorique critique à l’ère de l’intelligence artificielle.
Cet article propose un cadre pour une rhétorique critique de l’intelligence artificielle en interrogeant les implications communicatives, culturelles et épistémiques de l’IA générative. Il soutient que les métaphores dominantes – en particulier les cadrages anthropomorphiques et la notion de « boîte...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/aad, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
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Argumentation et analyse du discours
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Cet article propose un cadre pour une rhétorique critique de l’intelligence artificielle en interrogeant les implications communicatives, culturelles et épistémiques de l’IA générative. Il soutient que les métaphores dominantes – en particulier les cadrages anthropomorphiques et la notion de « boîte noire » – constituent des distorsions discursives qui, simultanément, mystifient les opérations techniques et légitiment des imaginaires sociotechniques problématiques. D’un point de vue rhétorique, les textes produits par l’IA doivent être compris non comme les produits d’une agentivité intentionnelle, mais comme des recombinaisons probabilistes de topoï culturellement hégémoniques, produisant des structures de surface persuasives qui avancent des arguments plausibles sans être nécessairement vrais. L’IA générative appelle une reconceptualisation de l’auctorialité en termes de constellations hybrides incluant les personnes qui formulent les requêtes, les concepteurs des systèmes, les auteurs des corpus d’entraînement et les agents de circulation des discours. En situant ces phénomènes dans la longue durée de la théorie rhétorique, l’article montre comment l’IA générative résonne avec des modèles antérieurs de production formulaires et topiques, tout en accélérant les processus communicationnels, en permettant une personnalisation adaptative et en déstabilisant les terrains communs partagés. L’analyse souligne l’urgence d’une critique rhétorique qui mette en avant les capacités persuasives de l’IA générative, problématise ses imaginaires culturels et développe les compétences communicationnelles nécessaires pour naviguer dans les transformations du discours au sein de publics médiatisés par les algorithmes. |
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