L’analyse argumentative en diachronie : le pathos dans les débats parlementaires sur l’abolition de la peine de mort

Cet article porte sur la construction discursive des émotions dans un corpus de débats parlementaires français relatifs à l’abolition de la peine de mort (1791-1981). Le premier volet de l’article est consacré à la formulation des principes méthodologiques qui guident cette recherche. Nous commençon...

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Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/aad,
1. Verfasser: Micheli, Raphaël
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: Argumentation et analyse du discours 2008
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Beschreibung
Zusammenfassung:Cet article porte sur la construction discursive des émotions dans un corpus de débats parlementaires français relatifs à l’abolition de la peine de mort (1791-1981). Le premier volet de l’article est consacré à la formulation des principes méthodologiques qui guident cette recherche. Nous commençons par présenter le corpus sur lequel elle porte : il s’agit d’en expliquer le choix, la délimitation et la cohérence. Nous nous tournons ensuite vers les sciences du langage contemporaines et examinons les ressources descriptives que celles-ci offrent à qui entend décrire avec le plus de rigueur possible la construction d’une émotion dans et par le discours. C’est donc, méthodologiquement parlant, la question des « observables » qui nous retient. Le second volet de l’article voit l’illustration de la démarche par une étude de cas. On s’intéresse au premier débat parlementaire sur l’abolition que compte l’histoire de la France et qui a lieu en 1791 à l’Assemblée Constituante. L’enjeu consiste à dégager les traits distinctifs du pathos que les orateurs abolitionnistes mobilisent lors de ce débat. Nous tâchons, en conclusion, d’adopter une perspective diachronique et de comparer cet usage particulier du pathos avec d’autres constructions discursives de l’émotion que l’on rencontre dans les débats ultérieurs (1848 et 1908). Une telle mise en perspective permet de mesurer le caractère historiquement variable du pathos abolitionniste.