Protestation et appel à la pitié : une démarche performative. Les lettres de prélats sur la déportation des juifs en 1942
En France, suite aux arrestations massives et à la déportation des juifs pendant l’été 1942, de hauts dignitaires des Églises catholique et protestante de la zone occupée, appelant à la pitié envers les victimes, ont pour la première fois manifesté leur indignation dans la sphère publique. A travers...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/aad, |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Published: |
Argumentation et analyse du discours
2020
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | En France, suite aux arrestations massives et à la déportation des juifs pendant l’été 1942, de hauts dignitaires des Églises catholique et protestante de la zone occupée, appelant à la pitié envers les victimes, ont pour la première fois manifesté leur indignation dans la sphère publique. A travers l’analyse discursive et argumentative de cinq de leurs lettres, cette contribution examine l’appel à la pitié dans son rapport à la protestation, comprise comme un acte de langage lié à un évènement auquel on s’oppose fortement et contre lequel on s’indigne. Elle étudie la manière dont l’appel à la pitié se construit dans son rapport à la vertu chrétienne de charité, mais aussi à diverses autres valeurs comme la justice ou le droit d’asile, pour nourrir une véhémente protestation morale. Elle examine également dans la trame des textes épistolaires la façon dont est gérée la tension entre protestation éthique et positionnement politique ; en effet la question de la responsabilité du gouvernement de Vichy auquel l’Église avait fait allégeance, fait problème et n’est pas évoquée de la même façon par les différents prélats. |
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