Le corps exhibé : un texte singulier du féminisme quatrième génération
Entre autres nouvelles élaborations argumentatives, la réflexion féministe contemporaine accueille un activisme non pas des mots, mais du corps : comme le relève Fraisse, si « le corps est évidemment partie prenante du fantasme et de l’image, au cœur des débats sur sexe et genre », il est aussi « un...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/aad, |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
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Argumentation et analyse du discours
2017
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Entre autres nouvelles élaborations argumentatives, la réflexion féministe contemporaine accueille un activisme non pas des mots, mais du corps : comme le relève Fraisse, si « le corps est évidemment partie prenante du fantasme et de l’image, au cœur des débats sur sexe et genre », il est aussi « une matière qui parle », « un langage de l’émancipation » (2014). La présente contribution prolongera cette observation en proposant une analyse discursive de corps féministes exhibés, ces derniers pouvant être considérés comme des textes de résistance. Elle sera plus précisément consacrée à une analyse discursive des pratiques corporelles du mouvement Femen, collectif féministe fondé en Ukraine en 2008, reconnaissable par sa nudité et ses « opérations coups de seins ». Il s’agira premièrement de décrire les particularités rhétoriques des corps-textes de ce mouvement : en adoptant des postures stéréotypiquement attribuées aux femmes et les stigmatisant, le collectif Femen investit politiquement le corps, et opère un détournement des exhibitions/aliénations (entre autres patriarcales) de ses performances. Enjeux et réception de ce retournement de stigmate seront discutés. Il s’agira également de réfléchir aux procédés discursifs de construction/déconstruction d’évidences sur le corps et aux modes possibles de repolitisation de ce dernier, envisagé ici comme instrument de communication/argumentation et comme lieu d’intelligibilité du social (Berthelot 1994). |
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