Cultures politiques du discours : féminisme, anarchisme et rhétorique
Le féminisme a depuis longtemps identifié la langue comme un lieu primordial de la fabrique du genre, et donc comme un lieu de lutte. La langue est ainsi non seulement le théâtre d’interventions politiques féministes, mais également un objet de discussion récurrent. En s’intéressant à ce que des fém...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/aad, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Published: |
Argumentation et analyse du discours
2017
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le féminisme a depuis longtemps identifié la langue comme un lieu primordial de la fabrique du genre, et donc comme un lieu de lutte. La langue est ainsi non seulement le théâtre d’interventions politiques féministes, mais également un objet de discussion récurrent. En s’intéressant à ce que des féministes disent de leur action sur la langue, on voit apparaître des métadiscours à motifs politiques. Dans cet article, je me pencherai sur certains des métadiscours du genre que l’on trouve dans la culture politique anarchiste. À partir de l’observation de ces pratiques, je propose de comprendre anarchisme et féminisme comme des cultures du discours, c’est-à-dire articulées autour d’une lecture du discours comme espace de pouvoir. Cet article défend l’idée qu’anarchisme, féminisme et rhétorique partagent une complicité épistémologique en ce que tous trois, dans certaines de leurs tendances, défendent une lecture du social et du discours comme hétérogène (vs. systémique) et sémiotique, ainsi qu’un questionnement de la production discursive du savoir au prisme des rapports de pouvoir. |
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