Ni normatif ni militant : le cas de l’engagement éthique du chercheur

Le positionnement descriptif, neutre et distancié, est l’option choisie par la majorité des chercheurs en sciences du langage en France. L’analyste du discours et de l’argumentation devrait s’interdire toute forme d’évaluation de peur de basculer dans la dénonciation ou la prescription. La construct...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/aad,
第一著者: Koren, Roselyne
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Argumentation et analyse du discours 2013
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Le positionnement descriptif, neutre et distancié, est l’option choisie par la majorité des chercheurs en sciences du langage en France. L’analyste du discours et de l’argumentation devrait s’interdire toute forme d’évaluation de peur de basculer dans la dénonciation ou la prescription. La construction d’un savoir épistémique valide serait à ce prix. Cette contribution tente cependant de justifier l’hypothèse suivante : ce type de positionnement ne convient pas à la totalité des corpus ; il existe des pratiques discursives et argumentatives fallacieuses ou mortifères sur lesquelles la description distanciée n’a pas prise et qui rendent l’évaluation de l’interprète inéluctable. La neutralité est alors un obstacle à la construction d’un savoir épistémique rendant compte de la totalité des observables du texte. On essaiera de démontrer que la prise de position éthique est alors la condition de possibilité de ce savoir. La démonstration proposera un recensement critique des arguments invoqués contre l’engagement idéologique ou normatif et la définition d’un engagement éthique focalisé, illustré par trois études de cas.