La langue qui fâche : quand la norme qui lâche suscite l’insulte
Dans cet article nous proposons d’étudier les titres de groupes facebook dont les dénominations visent à dévaloriser les locuteurs qui ne maîtrisent pas la norme linguistique. On verra que lorsqu’il s’agit de la maîtrise de la langue, les internautes stigmatisent les accrocs à la norme et peuvent ad...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/aad, |
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| Autores principales: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Argumentation et analyse du discours
2012
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Dans cet article nous proposons d’étudier les titres de groupes facebook dont les dénominations visent à dévaloriser les locuteurs qui ne maîtrisent pas la norme linguistique. On verra que lorsqu’il s’agit de la maîtrise de la langue, les internautes stigmatisent les accrocs à la norme et peuvent adopter des attitudes d’une extrême violence : les fautes sont considérées comme insultantes pour ceux qui maîtrisent la langue. La violence verbale observée trouverait sa légitimité dans le fait qu’il y a « outrage à la langue » : les locuteurs « censeurs » seraient dès lors autorisés à produire un discours violent « outrageant » vis-à-vis des faiseurs de fautes. Nos analyses montreront que l’appel au regroupement contre les « locuteurs-fauteurs » repose sur une doxa commune (l’importance de la maîtrise de la langue) plutôt que sur une argumentation explicite. Nous verrons comment se manifeste linguistiquement la violence verbale dans notre corpus (phénomènes énonciatifs, processus interactionnel,…) et où se situent les dénominations facebookiennes sur une échelle graduée de violence. |
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