Jardins perchés néolithiques sur le Dhar Oualata (Mauritanie). Apport d’une méthode sédimentologique à une question d’archéologie africaine

L’existence d’espaces protégés interprétés sur le plan archéologique comme étant destinés à la culture se trouve confirmée par une approche sédimentologique. L’intérêt de cette dernière, fondée sur des témoins micropaléontologiques, est également de révéler l’origine même de leurs sols. Des prélèvem...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/aaa,
Hoofdauteurs: Person, Alain, Amblard-Pison, Sylvie, Ferré, Bruno, Saoudi, Nour Eddine
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Afrique : Archéologie et Arts 2023
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:L’existence d’espaces protégés interprétés sur le plan archéologique comme étant destinés à la culture se trouve confirmée par une approche sédimentologique. L’intérêt de cette dernière, fondée sur des témoins micropaléontologiques, est également de révéler l’origine même de leurs sols. Des prélèvements réalisés, d’une part, dans les sols conservés des enclos des villages néolithiques perchés sur la falaise de Khneivissa (Dhar Oualata, Hodh mauritanien) et, d’autre part, dans les dépôts lacustres de piémont, ont livré des cortèges microfauniques (ostracodes) identiques. Cette identité d’assemblages ne s’explique que par un apport anthropique de sédiments lacustres provenant du pied de la falaise afin de constituer un sol arable sur le relief de grès paléozoïque. Ces sols artificiels protégés de l’érosion éolienne par des murets de pierres sèches constituent un ensemble de jardins à proximité immédiate des concessions habitées par les villageois.