Comment se constituent les collections : l’exemple sénoufo

Cette étude tente de montrer que, si la constitution des collections sénoufo suit les aléas de la découverte occidentale des arts des pays du Sud, elle présente aussi certaines particularités liées à ceux qui les ont rassemblées et aux institutions qui les ont accueillies. La présence ancienne (prem...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/aaa,
第一著者: Boutin, Pierre
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Afrique : Archéologie et Arts 2015
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Cette étude tente de montrer que, si la constitution des collections sénoufo suit les aléas de la découverte occidentale des arts des pays du Sud, elle présente aussi certaines particularités liées à ceux qui les ont rassemblées et aux institutions qui les ont accueillies. La présence ancienne (premier quart du xxe siècle) de collections missionnaires doit être relevée. Puis les objets disparates réunis sur le terrain, organisés en petits ensembles, ont pris la direction des musées publics métropolitains ou africains. Les études ethnologiques et esthétiques, bien postérieures, ont souvent été couplées à des expositions temporaires. Les approches thématiques traitant de matières et de techniques restent tardives (dernier quart du xxe siècle). Les études régionales sont venues en dernier avec l’éclosion en Afrique de musées (nationaux ou régionaux) dont le devenir est encore loin d’être assuré. Ainsi pourrait s’amorcer un retour des objets vers leurs utilisateurs premiers et les artistes qui les ont produits.