Gouverner des terres mouvantes ?De l’accaparement des plages aux politiques de retrait en Californie
À qui appartiennent les plages de sable quand elles s’amenuisent, voire menacent de disparaître ? Et comment gouverner le « désir du rivage » quand les conditions matérielles de l’habitabilité humaine sur les franges côtières sont compromises ? À partir du cas californien, cet article explore commen...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/aa, |
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| Auteurs principaux: | , |
| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Anuário Antropológico
2025
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| 主題: | |
| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | À qui appartiennent les plages de sable quand elles s’amenuisent, voire menacent de disparaître ? Et comment gouverner le « désir du rivage » quand les conditions matérielles de l’habitabilité humaine sur les franges côtières sont compromises ? À partir du cas californien, cet article explore comment les terres littorales, constituées par la colonisation et l’étatisation en « ressources » disponibles, se transforment en lieu d’une conflictualité changeante. Celle-ci n’est plus seulement structurée par l’inégale distribution des opportunités d’accès et d’usage, mais aussi par une lutte politisant le « tabou » d’une déprise jusque-là impensable, d’un retrait à organiser du fait de l’élévation du niveau marin et de l’érosion côtière. À partir d’une enquête de terrain attentive à la « double nature » de la plage, indissociablement milieu vivant et invention historique, il interroge en quoi la transgression marine résiste à la volonté de maîtrise de l’ingénierie côtière, impuissante à contenir l’élévation de l’océan et à stabiliser un territoire mouvant. Dans un tel contexte de fragilité du gouvernement des rivages, ce sont les conditions à la fois matérielles et symboliques d’une mise en relation avec l’ « inappropriable » qui sont mises en question. |
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