Nadia Sibirskaïa, « la fée aux yeux tristes » : une singulière traversée de vingt années du cinéma français
L’article retrace la vie de Germaine Lebas (1900-1980) et sa carrière à l’écran sous le nom de Nadia Sibirskaïa. À Paris, au début des années 1920, la jeune Bretonne rencontra un jeune Estonien qui allait bientôt se faire connaître sous le nom de Dimitri Kirsanoff comme réalisateur indépendant. Sous...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2025
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | L’article retrace la vie de Germaine Lebas (1900-1980) et sa carrière à l’écran sous le nom de Nadia Sibirskaïa. À Paris, au début des années 1920, la jeune Bretonne rencontra un jeune Estonien qui allait bientôt se faire connaître sous le nom de Dimitri Kirsanoff comme réalisateur indépendant. Sous sa direction, Nadia incarna des personnages sensibles, fragiles, marqués par les épreuves de la vie. Sa photogénie personnelle et son expressivité furent très remarquées. Elle tint le rôle principal dans cinq films muets de Kirsanoff, dont le plus emblématique, Ménilmontant (1926), est représentatif de l’avant-garde cinématographique de cette période. Jean Grémillon la dirigea pour son premier rôle parlant dans la Petite Lise (1930), puis Kirsanoff lui confia d’autres rôles dans ses films, dont le plus notable est Rapt (1934), adapté d’un roman de Ramuz et tourné en Suisse. Elle apporta par la suite de belles contributions à trois films de Jean Renoir, le Crime de monsieur Lange (1936), La vie est à nous (1936) et la Marseillaise (1938). Sa carrière fut interrompue par la survenue de la Seconde Guerre mondiale. Cet article s’appuie sur de nombreuses informations inédites provenant de la famille et des proches de Nadia qui aident à mieux comprendre le profil d’une carrière accidentée, mais marquée de moments forts, très représentatifs des années pionnières du cinéma français de l’entre-deux-guerres. |
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