Les Preliminari a una storia del cinema de Guido Oldrini. Contribution à une méthode historiographique marxiste

Dans un contexte où l’on s’interroge de plus en plus sur les limites de l’histoire du cinéma, deux ouvrages ouvertement polémiques du philosophe marxiste Guido Oldrini, Preliminari a una storia del cinema (2004) et Il Cinema nella cultura del Novecento (2006), entendaient prolonger la perspective de...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Autore principale: Mortari, Virgilio
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2025
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Dans un contexte où l’on s’interroge de plus en plus sur les limites de l’histoire du cinéma, deux ouvrages ouvertement polémiques du philosophe marxiste Guido Oldrini, Preliminari a una storia del cinema (2004) et Il Cinema nella cultura del Novecento (2006), entendaient prolonger la perspective de cette « révision critique » que Guido Aristarco avait promue dans la revue Cinema Nuovo – à laquelle Oldrini a assidûment participé. Cet article s’attache au premier d’entre eux, les Preliminari a una storia del cinema qui se voulaient un essai de méthodologie de l’historiographie devant « suggérer » des « nouveaux critères » et une « voie alternative » tant aux approches « formalistes » et « post-modernistes », qu’aux « histoires-chroniques » et à la New Film History. Le défi d’Oldrini était, d’une part, de rejeter l’arbitraire d’une herméneutique prétendant à une subjectivité métahistorique et, d’autre part, d’intégrer au travail historiographique le moment de l’évaluation esthétique pour écarter tout regard soi-disant « neutre », dépassant la pseudo-objectivité d’une historiographie descriptive. Ainsi, selon lui, seule une critique et une axiologie fondées sur les principes du matérialisme dialectique – dans la perspective de l’Esthétique de Lukács – permettraient de mettre en œuvre une historiographie susceptible de devenir une « cartographie critique », c’est-à-dire proprement « historiciste », tout en évitant tout déterminisme sociologique ou idéologique.