La jungle du cinéma

Paris, les Années folles : entrer dans le Théâtre du Vieux-Colombier et y découvrir les vies de certains Animaux photogéniques, ou entrer au Studio des Ursulines fraîchement inauguré et se plonger dans les combats à bout de souffle de la Vie au fond de la mer. Encore, assister à la quatrième perform...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/1895,
1. autor: Bernabei, Maria Ida
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2022
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:Paris, les Années folles : entrer dans le Théâtre du Vieux-Colombier et y découvrir les vies de certains Animaux photogéniques, ou entrer au Studio des Ursulines fraîchement inauguré et se plonger dans les combats à bout de souffle de la Vie au fond de la mer. Encore, assister à la quatrième performance de la London Film Society, où un film radiographique en précède un sur les exploits de l’insecte le plus impitoyable, le Dytique. Par son inclusion systématique au sein de la programmation des salles spécialisées et des ciné-clubs qui poussent nombreux tout au long de la deuxième moitié des années 1920 dans les principales villes d’Europe, le film scientifique se trouve jouer un rôle déterminant dans la construction de l’avant-garde cinématographique, notamment en raison des techniques spécifiques qu’il développe (ralenti, accéléré, microcinématographie). Dans cet article nous analysons la fonction de l’observation scientifique en gros plan de l’animal, et nous montrons comment cela a pu également développer la réflexion sur la spécificité du médium, tout en catalysant la formation de certains concepts clés des théories esthétiques de l’époque : photogénie, cinéma pur, cinéma abstrait, sur la voie du surréalisme.