Paris en chantier : exhumer le carnaval par le trou des Halles
La destruction des Halles de Paris en 1971 est vécue par la population parisienne comme une véritable agression de la part des pouvoirs publics. De ce chantier interminable laissant un gouffre béant en plein cœur de la capitale plusieurs années durant, nous ne trouvons plus beaucoup de traces. Le « ...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2021
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La destruction des Halles de Paris en 1971 est vécue par la population parisienne comme une véritable agression de la part des pouvoirs publics. De ce chantier interminable laissant un gouffre béant en plein cœur de la capitale plusieurs années durant, nous ne trouvons plus beaucoup de traces. Le « Trou des Halles » semble s'être progressivement effacé dans la mémoire collective. Quelques cinéastes ont pourtant essayé de conserver ce souvenir, en tournant leurs films au moment même où le Paris d'avant-guerre disparaissait. En 1973, Philippe Haudiquet signe un court documentaire sur la destruction des Halles, sobrement intitulé Les Halles, 1973. En 1974, Marco Ferreri met en scène, dans le trou même, une parodie de western, Touche pas à la femme blanche ! et Pierre Tchernia imagine une guerre fantaisiste entre des défenseurs du patrimoine, réfugiés dans les sous-sols de Paris, et le Ministre des Travaux Publics. Témoins privilégiés d'une « folie de l'urbanisation » des années 1970, ces trois films prennent position contre les pouvoirs publics en convoquant, chacun à leur manière, les formes populaires du carnaval. |
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