« Les clefs de la propagande cinématographique en Europe » : les Soviétiques au premier festival de Cannes en 1946
On a déjà évoqué l’importance que revêtit la présence soviétique lors du 1er festival de Cannes en 1946 où l’URSS récolta 8 prix (contre 6 à la France et 3 aux Etats-Unis). Le document qui est ici présenté et publié dans une traduction intégrale, permet d’envisager cet événement vu du côté soviétiqu...
Gardado en:
| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2018
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | On a déjà évoqué l’importance que revêtit la présence soviétique lors du 1er festival de Cannes en 1946 où l’URSS récolta 8 prix (contre 6 à la France et 3 aux Etats-Unis). Le document qui est ici présenté et publié dans une traduction intégrale, permet d’envisager cet événement vu du côté soviétique. Conservé dans le fonds du Ministère du cinéma (Archives russes d’art et de littérature, le RGALI), il s’agit du rapport rédigé à son retour par le chef de la délégation, le cinéaste Mikhaïl Kalatozov, adressé aux membres du Comité Central du Parti communiste soviétique et en particulier à Andreï Jdanov. Outre l’enjeu du festival lui-même et de la place qu’entend y tenir l’URSS, il s’agit, à plus long terme, de la question de la distribution en Europe occidentale du cinéma soviétique. Face à la présence déjà bien établie des États-Unis, dans cette antichambre de la « guerre froide », l’URSS devrait pouvoir utiliser son cinéma dans le cadre du soft power. Pourtant les recommandations de Kalatozov resteront lettres mortes en raison du contexte national et international mais aussi en raison d’une mentalité « isolationniste » de la part de certains responsables. En mettant ce rapport en lien avec d’autres sources, on peut donner du cinéma soviétique une image plus complexe qu’à l’accoutumée, montrant à la fois les dissensions internes et la force de proposition des acteurs qui sollicitent les instances supérieures et prennent des initiatives. Loin d’être dirigé par des fonctionnaires sans âme, on voit ici que même dans les années sombres de l’après-guerre, le cinéma soviétique avait des capacités de réforme qui tenaient largement à l’implication de personnalités de talent comme Kalatozov. |
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