La stochastique des cristaux d’halogénure d’argent : l’histoire mouvementée des procédés cinématographiques de restitution du mouvement

L'avènement du numérique a déclenché un mouvement de retour sur la « matérialité » du cinéma. Cet article s'attache à la question du mouvement restitué ou reconstitué par l'appareil de cinéma en s'intéressant aux mécanismes et aux caractéristiques physiques et chimiques qui le pe...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Asıl Yazarlar: Gaudreault, André, Velho, Solène Secq de Campos
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2018
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:L'avènement du numérique a déclenché un mouvement de retour sur la « matérialité » du cinéma. Cet article s'attache à la question du mouvement restitué ou reconstitué par l'appareil de cinéma en s'intéressant aux mécanismes et aux caractéristiques physiques et chimiques qui le permettent à partir d'une distinction de base concernant le caractère continu ou intermittent du défilement des images (fixes) mises en mouvement : l'obturateur et ses équivalents dans le zootrope, le phénakistiscope et le praxinoscope de Reynaud, le kinétoscope d'Edison – qui tous se fondent sur un défilement continu, puis chez Lumière qui instaure la prééminence du défilement intermittent ; le miroir du Théâtre optique qui se retrouve dans les projecteurs numériques et supplantant le système intermittent réinstaure le défilement continu ; le grain de l'émulsion argentique qui crée du mouvement même dans la fixité de l'action par la seule succession des photogrammes, en raison de leur disposition aléatoire au sein de la couche sensible, suscitant un effet de « fourmillement » inexistant dans l'image numérique (dont les pixels sont ordonnés mathématiquement). Un fourmillement que Roger Leenhardt déplorait (il parlait d'épileptisme) en lui opposant l'image du Théâtre optique. Ainsi les dispositifs de Reynaud comme le projecteur numérique donnent à voir des images animées, alors que le Cinématographe Lumière donnait à voir des images en mouvement, où tout est en mouvement.