Les pratiques cinéphiles au prisme de la programmation des ciné-clubs : du choix des animateurs aux goûts des adhérents

Au-delà de la constitution théorique, administrative et juridique des ciné-clubs, le milieu des années 1950 est l'occasion pour le mouvement d'établir un premier bilan de son impact sur les spectateurs qu'il cible depuis sa rencontre avec l'éducation populaire. Si les employés, l...

Ausführliche Beschreibung

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Bibliographische Detailangaben
Veröffentlicht in:URI:https://journals.openedition.org/1895,
1. Verfasser: Souillés-Debats, Léo
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2018
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beschreibung
Zusammenfassung:Au-delà de la constitution théorique, administrative et juridique des ciné-clubs, le milieu des années 1950 est l'occasion pour le mouvement d'établir un premier bilan de son impact sur les spectateurs qu'il cible depuis sa rencontre avec l'éducation populaire. Si les employés, les ouvriers et les paysans constituent une part effective des adhérents du mouvement après la Libération, ils demeurent en revanche absents de la direction des clubs. On peut y voir un premier échec dans l'entreprise de transmission et d'autogestion défendue par les représentants du mouvement ciné-clubs. Cette différentiation socioculturelle entre cadres et usagers, en effet, favorise le monopole de l'expertise cinématographique par les animateurs, et éclaire la géographie et la morphologie des ciné-clubs. Du choix de programmation des animateurs aux goûts des adhérents, se dessinent ainsi les contours d'une cinéphilie des spectateurs ordinaires dont les principaux points de repère se calquent en définitive sur un modèle de référence qui reste et demeure celui d'une cinéphilie légitimée par des situations professionnelles, des positions sociales et des postures intellectuelles bien spécifiques.