Influence de l’occulte sur les formes magiques : l’anti-spiritisme spectaculaire, des Spectres d’Henri Robin au Spiritisme abracadabrant de Georges Méliès

Les premières projections cinématographiques se déroulent à une époque où les phénomènes spirites défraient la chronique. Or le cinéma, contrairement à la photographie, ne s’est pas constitué comme une machine apte à communiquer avec les esprits. Car la proximité du cinéma avec l’illusionnisme a cou...

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הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Auteurs principaux: Tabet, Frédéric, Taillefer, Pierre
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2015
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Les premières projections cinématographiques se déroulent à une époque où les phénomènes spirites défraient la chronique. Or le cinéma, contrairement à la photographie, ne s’est pas constitué comme une machine apte à communiquer avec les esprits. Car la proximité du cinéma avec l’illusionnisme a coupé court à de tels rapprochements. On a pu cependant relever qu’un même état de sidération traversait le spectateur, en face d’un spectacle de prestidigitation, de pratiques médiumniques ou des premières projections du cinématographe. Or l’art magique a clairement rejeté la pensée occulte, et ces deux positions semblent inconciliables tant qu’on ne considère pas les différentes stratégies adoptées pour discréditer le spiritisme. La première approche adoptée par les prestidigitateurs pour discréditer en scène les phénomènes spirites visait à reproduire leurs effets... sans pour autant les dévoiler. Cependant, le porte-drapeau de ce combat a été le prestidigitateur et fantasmagore français Joseph Henri Donckele (1811-1874), dit Robin, qui fera de sa scène un espace de débat. Une autre stratégie a consisté à parodier les séances spirites pour les ridiculiser, comme le firent les frères Stanley. Georges Méliès, de son côté, au cœur du réseau des prestidigitateurs et au fait des tentatives de réactions corporatives, s’appuie sur la tradition magique, mais en rénove les formes et parvient finalement à proposer une nouvelle voie, qu’il décline à la fois sur la scène de son théâtre et dans ses bandes cinématographiques à l’écran.