Que faire des images soviétiques de la Shoah ?

La Shoah n’a jamais été aussi médiatique qu’en cette année du 70e anniversaire de la « libération » des camps aux deux extrémités du IIIe Reich, mais un véritable aggiornamento des processus de médiatisation du génocide des Juifs pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale restait à opérer. D’...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Päätekijät: Pozner, Valérie, Sumpf, Alexandre, Voisin, Vanessa
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2015
Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:La Shoah n’a jamais été aussi médiatique qu’en cette année du 70e anniversaire de la « libération » des camps aux deux extrémités du IIIe Reich, mais un véritable aggiornamento des processus de médiatisation du génocide des Juifs pendant et juste après la Seconde Guerre mondiale restait à opérer. D’autant plus nécessaire que l’industrie du spectacle (fiction et documentaire, littérature et albums, télévision et cinéma) fait fonds sur la fascination morbide du grand public et sur une forme stérile d’injonction mémorielle le plus souvent sans réelle réflexion historienne. Elle persiste en outre à ignorer les apports documentaires et historiographiques induits par l’ouverture des archives soviétiques. En se focalisant sur les sources filmiques, mais sans négliger les autres supports d’information et de propagande du temps de guerre, c’est à cette tâche que s’est attelée l’équipe de chercheurs qui a élaboré l’exposition « Filmer la guerre. Les Soviétiques face à la Shoah, 1941-1946 », inaugurée le 8 janvier 2015 au Mémorial de la Shoah à Paris. Dans cet article les trois commissaires de l’exposition proposent de revenir sur deux années de recherches, en exposant les enjeux, les principes méthodologiques, et leurs principaux résultats. Notamment montrer que les heures de films tournées par les Soviétiques sur les crimes de l’occupant en URSS, dans les pays baltes et en Pologne de 1941 à 1945 documentent le génocide des Juifs en détail.