Le cinéma des premiers temps et le « discours médiatique » du crime

En apparence hétérogènes, les représentations du crime dans le cinéma des premiers temps sont à resituer dans un discours médiatique complexe, principalement porté par le journal à cinq sous, entre fiction et actualité, texte et image, culture de l’imprimé et du spectacle, visions de terreur et prat...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Κύριοι συγγραφείς: Carou, Alain, Letourneux, Matthieu
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Γλώσσα:Français
Έκδοση: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2015
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:En apparence hétérogènes, les représentations du crime dans le cinéma des premiers temps sont à resituer dans un discours médiatique complexe, principalement porté par le journal à cinq sous, entre fiction et actualité, texte et image, culture de l’imprimé et du spectacle, visions de terreur et pratiques du rire. C’est de cet imaginaire sédimenté, qui s’invente durant tout le xxe siècle, qu’hérite le cinéma. Suivant une logique de synthèse et d’exemplarité, il absorbe les stéréotypes produits par le discours médiatique. Pour le public familier de cette culture, le film est enrichi de l’imaginaire des séries architextuelles qu’il convoque. Les scénarios intertextuels du feuilleton, les scènes types des gravures, les postures théâtrales, le souvenir de fait divers récents sont autant de fils bien identifiables par le public. Les trois pôles qu’investit le cinéma criminel, attraction, actualité et fiction, sont en prise directe avec le discours médiatique et ses héritages. Autrement dit, les productions du temps n’influencent pas seulement les thèmes du cinéma, elles en déterminent largement les logiques de représentation et la relation qu’il entretient avec ses référents réels et fictifs.