Technique/discours - Quand Bergson inventa son cinématographe

Bergson développe le modèle cinématographique de la pensée dans l’Évolution créatrice en 1907 à partir de ses Cours au Collège de France de 1902-1903. Cette appropriation bergsonienne d’un appareil de la modernité n’est pas passée inaperçue : il a nourri, tout au long du xxe siècle, des positions so...

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Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Autore principale: Tortajada, Maria
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Bergson développe le modèle cinématographique de la pensée dans l’Évolution créatrice en 1907 à partir de ses Cours au Collège de France de 1902-1903. Cette appropriation bergsonienne d’un appareil de la modernité n’est pas passée inaperçue : il a nourri, tout au long du xxe siècle, des positions souvent antagonistes sur le cinéma qui imposent à l’historien de s’interroger sur le statut du dispositif cinématographique de Bergson. Relevant purement du discours philosophique, celui-ci renvoie à un appareillage et à des procédures dont le mécanisme bien reconnaissable ne se résume pourtant pas au Cinématographe Lumière. Il faut donc se confronter à la dimension technique de ce dispositif pour en interroger le caractère très particulier. Qu’est-ce qui fait la technicité du dispositif de Bergson ? Comment se joue le passage de la référence technique à son appropriation par le discours dans des stratégies démonstratives qui en transforment la valeur ? Il s’agira d’interroger frontalement, à partir d’une étude de cas, le devenir de la technique dans les discours. En s’appuyant sur l’histoire des techniques, cet article tente de redessiner l’entrelacement du discours et du fait technique. Il propose de réfléchir à ce qu’on peut appeler un discours utilisateur dans son rapport au discours spécialisé et met en évidence la prédisposition des discours, quels qu’ils soient, à une osmose des concepts dont peut rendre compte l’épistémologie des dispositifs de vision.