Le montage alterné, un langage programmé

Il est désormais bien établi que D.W. Griffith n’aurait pas « inventé » le montage alterné. Il aurait plutôt développé et systématisé cette méthode de construction filmique, qui aurait existé bien avant lui. Il est cependant, à nos yeux, deux aspects qui relativisent le résultat de l’ensemble des tr...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Auteurs principaux: Gaudreault, André, Gauthier, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2014
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Il est désormais bien établi que D.W. Griffith n’aurait pas « inventé » le montage alterné. Il aurait plutôt développé et systématisé cette méthode de construction filmique, qui aurait existé bien avant lui. Il est cependant, à nos yeux, deux aspects qui relativisent le résultat de l’ensemble des travaux effectués sur la figure du montage alterné depuis les vingt ou trente dernières années. On peut d’abord noter un certain nombre de lacunes dans les approches privilégiées pour expliquer l’avènement du montage alterné. La présente étude s’efforce de combler ces lacunes et retourne aux films omis ou négligés jusqu’à maintenant. Si l’on sait maintenant que le recours au montage alterné aux premiers temps du cinéma ne se limitait pas au sauvetage in extremis, il reste toutefois encore beaucoup à faire pour identifier les diverses circonstances narratives ayant favorisé la relative prolifération de la figure en question autour des années 1908-1912. Il s’agit donc ici d’essayer de présenter, de manière la plus précise possible, le contexte qui prévalait eu égard au développement du montage alterné, au moment où Griffith est passé derrière la caméra.