Aux sources des tournages en décors naturels. L’exemple de Louis Feuillade à la Cité de Carcassonne, en 1908

En 1908, répondant à l’invitation du Syndicat d’initiative local, Louis Feuillade, réalisateur et chef des services du Théâtre et de la prise de vues à la Société des Établissements Gaumont, réalise quatre bandes d’inspiration moyenâgeuse dans les décors naturels de la Cité de Carcassonne (Aude) : l...

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Détails bibliographiques
Dans:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Auteur principal: Bastide, Bernard
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2011
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:En 1908, répondant à l’invitation du Syndicat d’initiative local, Louis Feuillade, réalisateur et chef des services du Théâtre et de la prise de vues à la Société des Établissements Gaumont, réalise quatre bandes d’inspiration moyenâgeuse dans les décors naturels de la Cité de Carcassonne (Aude) : le Retour du croisé, la Guitare enchantée, Serment de fiançailles et le Remords. Au-delà de l’évocation de la genèse de ces œuvres disparues, grâce à des sources premières, l’auteur questionne deux points particuliers qui annoncent deux mutations importantes dans la fabrication et la médiatisation des productions cinématographiques. Tout d’abord l’évolution des techniques et des métiers du cinéma induits par le développement des tournages en décors naturels en province, dans les années 1906-1910. Ensuite, les stratégies de communication qui commencent alors à se mettre en place autour du cinéma. Le cas de Carcassonne en offre deux, différentes et complémentaires : l’usage de la carte postale comme premier support visuel destiné à promouvoir les nouveautés cinématographiques ; l’utilisation, par les collectivités territoriales, du cinéma comme outil de valorisation de leur patrimoine.