Jeux de mains. Le rôle des mimes dans l’Empreinte ou la main rouge (1908) et la Main (1909)

Dans ses premières années, le Film d’Art adapte un certain nombre de pantomimes à succès, parmi lesquelles figurent l’Empreinte ou la main rouge (1908) et la Main (1909). L’article s’attache à analyser, dans ces deux films, le jeu de trois mimes issus de formations différentes : Séverin (mime marsei...

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Bibliographic Details
In:URI:https://journals.openedition.org/1895,
Main Author: Martinez, Ariane
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2011
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Dans ses premières années, le Film d’Art adapte un certain nombre de pantomimes à succès, parmi lesquelles figurent l’Empreinte ou la main rouge (1908) et la Main (1909). L’article s’attache à analyser, dans ces deux films, le jeu de trois mimes issus de formations différentes : Séverin (mime marseillais adepte de la convention gestuelle), Max Dearly (ancien partenaire de la troupe anglaise Lauri-Lauris), et Charlotte Wiehé (actrice danoise, partisane d’une pantomime « moderne », où le geste serait simplifié au profit de l’attitude et des expressions de visage). Les mains, synecdoques du corps, révèlent que les mimes empruntent tour à tour au théâtre (postures dynamiques traduisant l’action des personnages), à la danse (érotisme du mouvement), à la tradition pantomimique (gestes conventionnels) et à la peinture (équilibre des formes dans le cadre). Le principal apport du jeu mimique à ces films réside moins dans sa capacité à remplacer la parole, que dans le plurivocité de ses gestes, qui oscillent entre la lisibilité et l’opacité.