Histoire palimpseste, mémoires obliques. À propos de Sterne de Konrad Wolf
À partir du film de Konrad Wolf Sterne (Étoiles), premier film allemand à aborder la question de l’Holocauste, l’article envisage comment se trouve activé dans un film de 1959 réalisé dans un pays qui n’existe plus (la RDA), un processus de superposition, sédimentation, déplacement et réémergence, d...
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| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/1895, |
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| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze
2011
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | À partir du film de Konrad Wolf Sterne (Étoiles), premier film allemand à aborder la question de l’Holocauste, l’article envisage comment se trouve activé dans un film de 1959 réalisé dans un pays qui n’existe plus (la RDA), un processus de superposition, sédimentation, déplacement et réémergence, désigné par le terme de « mémoire médiatique », « mémoire publique » ou « mémoire oblique » de l’Europe d’après 1989. Comment le « discours du souvenir », cette culture générale de la commémoration qui s’est instaurée depuis les années 1990 autour de l’« Holocauste » dans toute l’Europe amène à relire un tel film qui relève d’une « poétique parataxique » (de l’acte manqué) afin, selon la formule de Paul Ricœur, de rendre au passé son propre avenir. Cette relecture de Sterne cherche ainsi à faire l’archéologie de notre culture actuelle de l’histoire, de la mémoire et du souvenir en ce qui concerne des questions liées au fascisme, au socialisme, aux nazis et à la persécution des Juifs et redonner son importance à un cinéaste dont le statut change depuis sa disparition et la disparition de son pays : son œuvre nous apprend ce que signifie le fait de s’exposer aux inévitables contradictions et ruptures temporelles lorsqu’on se plonge dans les vestiges de l’histoire de l’Allemagne et que l’on tente de sauver l’âme de ce pays. |
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