Les animateurs français et le Pathé-Baby ou des usages privés des images cinématographiques dans la France de l’entre-deux-guerres

Les films d’animation de Marius O’Galop ou de Robert Lortac – si ce n’est les films publicitaires du second – nous sont majoritairement parvenus en raison de leur large diffusion en Pathé-Baby, à travers la France, des années 1920 aux années 1950. Le Pathé-Baby est une gamme d’appareils (projecteurs...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/1895,
المؤلف الرئيسي: Vignaux, Valérie
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 1895. Mille huit cent quatre-vingt-quinze 2011
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الملخص:Les films d’animation de Marius O’Galop ou de Robert Lortac – si ce n’est les films publicitaires du second – nous sont majoritairement parvenus en raison de leur large diffusion en Pathé-Baby, à travers la France, des années 1920 aux années 1950. Le Pathé-Baby est une gamme d’appareils (projecteurs, caméra et catalogue de films) basée sur un format de pellicule en 9,5mm, de moindre dimension que le 35mm standard. Cette réduction de taille entraîne une diminution des coûts et rend le cinéma plus accessible. Or, si l’on en croit les différentes éditions du catalogue ou la revue le Cinéma chez soi, publication destinée aux usagers du Pathé-Baby, les animateurs français ont rapidement été relégués, dès 1928, au profit des dessins animés américains. Paradoxalement, le Pathé-Baby aurait permis aux animateurs français de rester très présents dans les mémoires – et dans les foyers –, alors que le contexte économique et idéologique propre à l’entre-deux-guerres les conduisait à abandonner le cinéma de fiction au profit du cinéma d’animation publicitaire. Dès lors, l’étude de la place du cinéma d’animation français au sein du Pathé-Baby permettra probablement de restituer les clivages propres à la période quant aux usages des images.